Le golfe en danger : 325 km de côtes à protéger !

Publié le vendredi 13 avril 2007.

« Dans 40 ans au rythme actuel, il n’y aura plus d’espaces naturels autour du golfe du Mor Bihan » estime Monique Cassé, directrice du SIAGM (syndicat d’aménagement du golfe du Mor Bihan, qui mène le projet de PNR).

L’adoption du Parc naturel régional est indispensable à un aménagement local respectueux du milieux naturel , la déviation nord de Vannes doit en ce sens se situer à hauteur de la commune d’Elven irriguant dès lors le centre Mor Bihan, et dans le prolongement de la voie autoroutière desservant le futur aéroport international de Notre Dame des landes.


Le golfe est un milieu récepteur du bassin versant (80 000 ha), et une zone humide sensible compte tenu notamment du faible renouvellement des eaux dans ses parties nord et est.

Forte évolution de la plaisance (multiplication des bateaux à moteurs ( 6 826 en 2005) générant une pellicule d’hydrocarbure en surface), conflits d’activités (pêche, ostréiculture…), régression de l’agriculture, flux non maîtrisés de véhicules (12 000 voitures/jour en été sur la presqu’île de Rhuys contre 5 000 en hiver !). Depuis 10 ans, augmentation de 29% des résidences secondaires dans les communes du golfe…

Les villages et hameaux perdent progressivement leur identité et se banalisent, les règles d’urbanisme ne prenant pas en compte les spécificités locales (exemple : le faîtage rouge des maisons…).

La surface urbanisée autour du golfe est passée de 3 500 ha en 1977 à 6 500 ha en 1999, soit un doublement en 20 ans, et le processus s’est accéléré ! 

L’association « les amis du golfe du Mor Bihan » fait un travail remarquable de recensement des « trésors » du golfe, pour contraindre l’administration à les respecter…

Les actions urgentes à entreprendre :

- L’extension des sites classés.

- Prévoir des acquisitions foncières sous l’égide de l’EPFR (établissement public foncier régional.

- Favoriser la reconquête des paysages : enfouissement des lignes électriques et téléphoniques, intégration des antennes.

- Passer à un développement touristique réfléchi et raisonnable : revoir le surdéveloppement touristique de certains secteurs sensibles.

- Organiser l’équilibre entre activités humaines et tourisme.

- Améliorer les services sanitaires des ports de plaisance : traitement des eaux usées et des zones de mouillage.

- Améliorer l’assainissement de l’urbanisation du littoral : Nitrates et phosphates favorisent le développement des algues vertes visibles désormais dans la baie de Sarzeau/Sarhaù, à Larmor-Gwened, sous le pont de Kerino et à Conleau à Vannes/Gwened.

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1 Message

  • Le golfe en danger : 325 km de côtes à protéger !

    14 mai 2011 11:11, par jp.leconteeuzenat

    en 75, jeune étudiant architecte quimpérois préparant un diplôme sur les conditions d’usage du littoral sur le secteur Combrit Sainte Marine, j’avais découvert les réflexions qui se mettaient en place sur les problématiques d’aménagement du littoral breton... quarante ans après on ne peut pas dire en effet que la situation soit excellente, et pourtant le constat est ancien ! mais ce qui manque toujours et a cruellement reculé c’est la volonté d’aménagement raisonné des territoires et surtout les moyens de mise en place de cette politique.

    bravo donc pour votre analyse et pour vos efforts

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