L’écologie, une priorité pour la vie

Publié le mercredi 21 mars 2007.

Elu député, mon action au Parlement sera guidée par les principes suivants en matière d’environnement.

Appliquer de manière stricte le principe « pollueur-payeur » ; rendre les dirigeants d’entreprise négligents pénalement responsables avec un barème de peines et de dommages et intérêts dissuasif.

Développer une politique de limitation des déchets à la source en intervenant auprès des industriels :

favoriser la conception de produits entièrement recyclables et réduire au maximum la production d’emballages), généraliser le tri sélectif, la réutilisation et le recyclage, éviter le piège du tout incinération dangereux et très coûteux pour le contribuable et organiser un traitement de proximité dans de petites unités pour les déchets ménagers et les déchets industriels banals (DIB)

Sortir progressivement du nucléaire (civil et militaire).

II nous faut diminuer la part de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité parce que nous n’avons aucune solution pour traiter les déchets, que le « risque zéro » n’existe pas, et que les réserves d’uranium sont, de toute façon, insuffisantes pour faire du nucléaire une source d’énergie durable. La France doit renoncer à au programme de renouvellement de ses centrales nucléaires amorcé par le projet de construction de l’EPR (European Pressurized Reactor). Même sur le plan économique, l’EPR est inutile : on exporte déjà, à perte, l’électricité produite par au moins dix des cinquante-huit réacteurs en activité sans compter les réacteurs qui pourraient être arrêtés si on gaspillait moins d’électricité...

Lutter contre le réchauffement climatique et la fragilisation de la planète en diminuant les émissions de gaz à effet de serre. Aller au-delà des exigences du protocole de Kyoto (8% de diminution des émissions entre 1990 et 2012) et réduire d’au moins 30% d’ici 2020 les émissions de dioxyde de carbone. Taxer davantage les pratiques polluantes (taxe carbone), favoriser les transports collectifs et le covoiturage.

Réduire la dépendance à l’égard des énergies fossiles et du nucléaire

en développant les sources d’énergie renouvelable (solaire, éolien, énergie hydrolienne…) pour atteindre en 2020 l’objectif défini au niveau européen de 20% de l’énergie produite (contre 7% actuellement). Porter le bois et les énergies issues de la biomasse à leur plein potentiel

Refuser la fausse solution que constituent les biocarburants de première génération dont le rendement énergétique et les perspectives de production sont insuffisants

Atteindre l’objectif arrêté par l’Union européenne d’une économie de 20% de la consommation totale d’énergie d’ici à 2020

Développer les actions locales d’économie d’eau et d’énergie en renforçant les moyens des agences locales de maîtrise de l’énergie

Reconquérir la qualité de l’eau, dans le cadre d’un service public.

Retrouver une eau de qualité au robinet, dans nos rivières, sur nos côtes est un impératif absolu pour notre avenir. La dégradation de la qualité de l’eau par les nitrates et les pesticides menace des pans entiers de l’économie bretonne (agro-alimentaire, pêche côtière et cultures marines, tourisme) et appauvrit déjà la Bretagne en provoquant des plans de traitement (et non pas de prévention) des pollutions toujours plus coûteux pour le contribuable (cf. les programmes « Bretagne Eau Pure »)

Reconquérir nos paysages, renforcer la protection des zones périurbaines et restaurer les entrées de villes

Privilégier le retraitement agronomique du lisier à l’échelle des exploitations ou des groupes d’exploitations et rejeter les projets d’ « usines à lisier », qui nous enferment dans l’impasse productiviste

Mettre en œuvre une véritable politique de prévention des pollutions d’origine agricole, domestique et industrielle ; interdire immédiatement les pesticides dangereux pour la santé humaine ou animale

Refuser les OGM dans les domaines agricole et alimentaire et le brevetage du vivant ; arrêter toutes les importations d’OGM. Seules doivent être poursuivies et encouragées dans ce domaine les recherches destinées à la thérapie génique, mais aucun OGM ne doit être cultivé en plein champ

Renforcer la sécurité maritime pour prévenir de nouvelles marées noires, en augmentant notamment le pourcentage de navires contrôlés dans les ports et en relançant le projet de création d’un corps européen de garde-côtes. Intégrer dans les programmes d’enseignement, dès le primaire, une éducation à l’environnement et à l’écologie

Donner aux régions des compétences et des moyens en matière d’environnement :

eau, faune et flore, paysages, inondations, risques industriels …

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