Ne plus subir !

Publié le samedi 16 janvier 2021.



« Ne pas subir ! », c’est le titre du livre, paru en 1984, des écrits du maréchal de Lattre de Tassigny, Gaulliste de la première heure. La résilience dont nous constatons, encore aujourd’hui, la nécessité, est une obligation, pour les hommes, comme pour les peuples.

Ne pas subir c’est savoir dire non. C’est être lucide et ne pas accepter l’inacceptable.

Le monde est un chaos, un virus l’a mis en évidence de manière tragique, une minuscule portion de matière organisée est capable de nous menacer.

Victor Hugo considérait déjà que « c’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas ».

Pour Emmanuele Coccia, « le virus est une force anarchique de métamorphose », et pour Geert Mak (historien Néerlandais ), « c’est lors des grandes crises qu’il faut oser faire des pas de géant ».

Alors nous y sommes !

Au niveau mondial , il faut civiliser le capitalisme (relocaliser, réindustrialiser, réguler les flux de marchandises en taxant le dumping fiscal) et imposer l’écologie par la taxation des coûts écologiques de production et de transport des biens et des services.

Pour l’Europe , « le moment est venu de repenser une Europe fondée sur la civilisation » selon Hélène Carrère d’Encausse.

L’Union Européenne n’est plus seulement un idéal, c’est une construction indispensable pour pouvoir survivre au XXIème siècle. Elle est faible de ses égoïsmes nationaux. Seule une Europe puissance politique, acteur international majeur, nous protégera.

La dynamique est identitaire, « ceux qui sont de quelque part face à ceux qui sont de n’importe où » David Goodhart. Nous sommes de quelque part !

« Plus on est enraciné, plus on est universel » Eugène Guillevic

En Bretagne , les Bretons subissent depuis longtemps, trop longtemps, des décisions et des politiques qu’ils ne choisissent pas. La Bretagne est encore un territoire équilibré, une société homogène, un modèle de société avec des valeurs et de la solidarité.
Pour combien de temps ?

Face à l’échec patent du centralisme technocratique, au triste constat que le concept de citoyen est une « coquille vide » que l’on peut remplir de n’importe quoi, au « multiculturalisme » qui détruit les repères, le moment est venu de changer de regard et de paradigme, de valoriser les identités des territoires.

Dans l’esprit du CELIB des années 60, les Bretons doivent travailler ensemble et définir un cadre politique, une trajectoire politique.

Nous attendons un choc culturel pour la décentralisation, il faut que les régions aient toutes les manettes et que celui qui décide soit celui qui paye.

La liberté ça ne se discute pas, ça se défend ! La Bretagne ça ne se discute pas, ça se défend, ça se construit et ça se réunifie !

Ne plus subir !

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