Régionales 2015 : un pôle régionaliste et fédéraliste Breton avec Marc Le Fur

Publié le vendredi 18 septembre 2015.

Breizh Europa (BE), Le Parti Fédéraliste Européen (PFE), l’Alliance Fédéraliste Bretonne (AFB) et En-Avant-Bretagne (EAB) ont annoncé une démarche commune lors d’une conférence de presse à Rennes/Roazhon le 16 septembre 2015.

Lors d’une conférence de presse à Rennes/Roazhon, le 16 septembre 2015, un rassemblement régionaliste et fédéraliste breton a annoncé une démarche indépendante et fait connaître son positionnement politique, ainsi que les raisons de son rapprochement avec Marc Le Fur.

Ci-dessous, le texte de cette conférence de presse :

Nous sommes réunis aujourd’hui, différents mouvements et courants de pensée et de pratique politique, attachés au régionalisme breton et au fédéralisme européen, pour exprimer notre vision quant aux élections régionales à venir. Certains d’entre nous, comme « Breizh Europa », avons déjà participé à l’aventure « Nous te ferons Europe » aux dernières élections européennes, d’autres comme le « Parti Fédéraliste Européen » avaient leur propre liste.

Il est important, de toute évidence pour nous tous, d’être présents lors de ces élections régionales mais il se trouve que reconduire l’aventure « Nous te ferons Europe » a été impossible (pour certains d’entre nous), au regard de différentes raisons sur lesquelles nous pourrons revenir lors du temps imparti à vos questions.

Nos différents mouvements, Breizh Europa, Parti Fédéraliste Européen, Alliance Fédéraliste Bretonne, En-Avant-Bretagne, ont, en raison de l’impossible convergence vers une liste commune en faveur des intérêts bretons, commencé à réfléchir ensemble, dès juillet, à un engagement concret pour faire progresser nos idées sur le développement économique, social et culturel de la Bretagne.

En vue d’analyser toutes les propositions afférentes à cette élection, nous avons pris en compte dans nos débats le livre de Marc Le Fur, intitulé « Le choix de la Bretagne », ainsi que le bilan du PS à la tête de la Région depuis deux mandatures. Les soubresauts institutionnels successifs de l’Europe depuis quelques années, nous ont également interpellés. Un consensus s’est dégagé entre nous sur quatre axes.

1 - Il est nécessaire d’avoir une lecture politique régionale des débats pour ces élections, dégagée des batailles d’Etats-majors parisiens.

L’avenir de la Bretagne doit avant tout se décider ici, et nous regrettons évidemment que l’institution régionale n’ait pas de pouvoir suffisant à l’heure actuelle. Dans cette grille de lecture centrée sur la Bretagne, nous pensons que les clivages politiques dits « nationaux » ne sont pas automatiquement déclinables chez nous. Ce que nous cherchons donc, ce sont des personnalités en qui nous pouvons avoir confiance et dont le discours sur l’avenir de la Bretagne dépasse les clivages habituels.

2 - Le bilan du PS en Bretagne est négatif, après 10 ans de pouvoir :
- C’est d’abord l’échec de la réunification, et ceci est un point fondamental qu’aucun breton sincère ne peut pardonner.

- C’est aussi la déstructuration du territoire breton entre l’Est et l’Ouest et un déséquilibre grandissant entre ces deux pôles.

- C’est la mise en danger du maillage territorial avec une loi de Métropolisation mal adaptée. Nous sommes, pour notre part, favorables à une préservation de l’équilibre entre les territoires ruraux, les villes moyennes et ces métropoles. Il faut le repenser pour que Rennes, Nantes et Brest aient une vraie chance de devenir des villes à vocation européenne, sans pour autant se couper du reste de la Bretagne.

- C’est encore le maintien des départements, finalement et après bien des atermoiements, alors que cette strate administrative est parfaitement obsolète.

- En 10 ans nous n’avons vu naître aucune politique maritime d’envergure (au contraire la LGV rendra la Bretagne encore plus dépendante de Paris), ni de cabotage, ni de ports francs ou de chantier déconstruction navale.

- Rappelons par ailleurs la situation catastrophique de l’agroalimentaire et l’impossibilité de régler ce problème depuis Paris.

- Évoquons également la stagnation de l’enseignement bilingue breton / français (20 000 élèves avaient été annoncés pour 2010, 5 ans plus tard en 2015, ces filières ne comptent que 15 000 élèves).

- Les liaisons nord/Sud (Lorient-Vannes/Saint Brieuc) et centrale (RN 164) de la Bretagne sont toujours délaissées.

3- L’alliance de nos différents mouvements est convaincue de la nécessité de porter un message innovant, de dépasser les clivages archaïques et de rassembler les Bretons de toutes obédiences.

Nous devons choisir un positionnement cohérent et d’avenir, qui permette de donner de l’espoir aux Bretons en libérant les énergies, en favorisant la reprise économique, notamment par le retour de la Loire Atlantique (40 % du PIB breton), et plus de cohésion sociale. La réunification de la Bretagne est un objectif fondamental. Cette réunification favorisera, en premier lieu, la prospérité et l’emploi en Bretagne.

4- Pour toutes ces raisons, des discussions sérieuses ont lieu avec Marc Le Fur, dont le discours et l’action sur la réunification nous semblent source d’espoir. Son évocation de l’identité bretonne comme base d’une meilleure cohésion sociale et d’une plus grande solidarité à l’échelle de la région, nous semble positive.

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