Elections régionales 2015 : et si l’on changeait de logiciel politique !

Publié le samedi 30 mai 2015.

La réforme territoriale est un échec. Au lieu de régions cohérentes et dynamiques, le pouvoir en place a privilégié les métropoles et refusé la nécessaire réunification de la Bretagne. Les identités régionales sont en danger. En décembre 2015, il faut un sursaut face à une politique autiste qui détruit nos territoires.

En Bretagne, le moment est venu de changer de dimension et d’initier de nouveaux rassemblements. L’opposition radicale des Bretons à la réforme territoriale menée par les députés socialistes doit se traduire dans les urnes. Le moment est venu de faire bouger le "centre de gravité du régionalisme".

Dépasser les clivages, rassembler, innover, donner envie de Bretagne avec des outils politiques nouveaux, voilà le challenge !

Le citoyen veut un nouveau paysage politique, et n’accorde plus de valeur au clivage droite/gauche, sclérosant et archaïque.

La gauche régionaliste bretonne est en difficulté, l’UDB (Union démocratique bretonne) est incapable de sortir des vieux schémas "gauchistes". Le paysage politique breton est éclaté en une multitude de "niches" que C. Troadec voudrait rassembler, tout en étant marqué par un positionnement de gauche.

Une alliance "contre nature" se profile entre une UDB "aile gauche non socialiste" et un Parti Breton frustré et snobé qui se résigne à faire de la figuration.

La Bretagne est sociologiquement centriste, le rassemblement des modérés "pour que la Bretagne ne compte pas pour du beurre" est le credo initié en 2011 par En-Avant-Bretagne/En-Awen-Breizh. Ce rassemblement des modérés concerne une majorité de Bretons du centre droit et du centre gauche, qui refusent les extrêmes de gauche comme de droite.

Aux élections régionales de décembre 2015, c’est cette option qui doit gagner et prévaloir. La Bretagne est "terre d’Europe", un pôle fédéraliste breton se met en place autour de nouvelles organisations, telles que le Parti Fédéraliste Européen (qui a lancé une section bretonne en mars 2015), l’Alliance Fédéraliste Bretonne, En-Avant-Bretagne, et Breizh-Europa...

L’Union Européenne, aux mains des technocrates et des lobbies comme la France corsetée dans un carcan politico-administratif n’ont d’autre choix que d’évoluer vers plus de démocratie et de pragmatisme... Gageons que les Bretons seront moteurs de ce changement.

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