Yes ! Les Bretons doivent savoir parler l’anglais de la maternelle à l’université

Publié le mercredi 15 mai 2013.

La loi Fioraso envisage de développer les cours dispensés en anglais dans les établissements supérieurs, afin d’améliorer l’attractivité des universités... La Bretagne est un territoire à vocation internationale, c’est cette ouverture et cette projection à l’international qui donne aux Bretons ce formidable "bouillonnement identitaire" et cette "résonnance mondiale". La diaspora bretonne, c’est plus de 6 millions d’individus à travers le monde, quand la Bretagne n’en compte que 4,2 millions !

Comme d’habitude, les ringards du nationalisme, de l’extrême droite à l’extrême gauche, se fendent de communiqués sur les dangers de "marginalisation de notre langue". Les "sages de l’Académie franchouillarde" parlent "d’atteinte au statut de la langue française".

Comme d’habitude, l’hypocrisie est de mise, quand on sait que l’élite française (grandes écoles de commerce, sciences-po, l’INRA...) suit, déjà, plus de 800 formations en anglais.

Laissons le petit peuple dans l’ignorance !

Alors comme avec les langues régionales, le sempiternel débat est de retour au sujet de l’anglais. La langue française est l’unique langue de la France, la francophonie est un idéal absolu, comment peut-on enseigner dans une autre langue que le français sans s’appauvrir !

Sortons du carcan jacobin, sans cesse réducteur... Ce sont les élèves qui ont appris sur plusieurs registres linguistiques, depuis la maternelle (langue régionale, anglais, espagnol, allemand,...), qui ont les meilleures compétences en français et qui ont la meilleure aptitude à la compréhension du monde...

La plupart des nations celtes sont anglophones, la Bretagne a besoin de l’anglais pour son développement économique international et pour améliorer les relations interceltiques...

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