Hommage à Aimé Césaire

Publié le samedi 7 mars 2009.

Intervention au conseil municipal du 30 mai 2008.

« Evé paysians a ka vwé a lonbrik a pis »

« avec de la patience on peut voir le nombril d’une puce » Aimé Césaire était un homme patient et déterminé.

Il me semble important de dire quelques mots de créole, puisque c’est la langue d’Aimé Césaire, le créole n’est il pas d’ailleurs, une langue de la République…

Au moment où la France semble se déverrouiller au regard des langues minoritaires ou dîtes régionales, les convictions d’Aimé Césaire trouvent tout leur sens…

La France ne sera probablement plus bientôt le pays de la langue unique…

Le particulier, le particularisme auquel a toujours fait référence Césaire n’est rien d’autre que l’identité, les identités.

« Ar c’hleuz ne vez ket graet d’un tu hepken »

e Brehoneg memestra, il en est de même en Breton : « le talus n’est pas fait d’un seul côté » ! ! !

Chaque individu est construit à partir d’identités, de cultures, de référentiels, de langues multiples qui lui donnent de la couleur...

Le noir est une belle couleur, en Bretagne d’ailleurs, nous avons tendance à l’associer au blanc, pour un métissage « gwenn-ha-du »….

J-J PAGE

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